— Actualités —

Retour en page d'accueil

 

 

Vendredi 30 novembre 2007

Vente de 3% du capital d'EDF : un financement « one shot » à courte vue qui va à l'encontre des intérêts industriels du pays

 

 

Communiqué de presse

 

François Brottes, député de l'Isère et vice-président SRC à l'Assemblée nationale, dénonce le caractère fluctuant de la politique industrielle du Président de la République, suite à son annonce de vendre 3% du capital d'EDF pour financer son plan pour les université.

Après avoir promis de ne jamais privatiser GDF...

Après s'être engagé à consacrer le produit des privatisations au désendettement de l'Etat et à l'investissement industriel...

Après avoir asséché toutes les marges de manoeuvres budgétaires avec les cadeaux fiscaux de cet été, réservés aux classes aisées et à l'efficacité douteuse...

Après avoir ponctionné cette année près de 3 milliards d'euros de dividendes sur les bénéfices 2006 et 2007 d'EDF, directement issus de la hausse des factures d'électricité des consommateurs...

...Nicolas Sarkozy, en panne d'idées et de ressources pour financer ses réformes et satisfaire les légitimes attentes des étudiants, sacrifie définitivement une part supplémentaire de l'entreprise publique.

Le député rappelle que la vente de 3% du capital d'EDF, qui dégagerait près de 5 milliards d'euros, est un coup à usage unique qui réduit d'autant les perspectives et les marges de manoeuvre pour l'avenir industriel et énergétique de la France.

Ce n'est pas parce que la nécessité d'investir dans les universités est légitime que cela doit se faire au détriment d'un patrimoine commun, générateur constant de ressources pour le pays.

 

Dépêche Boursier.com