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Mercredi 19 décembre 2007

L'ouverture dominicale des commerces : la rançon du Fouquet's

 

 

Communiqué de presse

Du groupe socialiste, radical et citoyen
à l'Assemblée nationale

 

En admettant l'ouverture des magasins de meubles le dimanche, le Gouvernement porte un coup fatal à de très nombreux artisans en favorisant délibérément les seules grandes enseignes internationales. Le Gouvernement ignore ainsi volontairement les artisans et PME françaises très fortement créatrices d'emplois alors même que la Conseil économique et social, la CGPME, l'UPA et l'ensemble des organisations syndicales représentatives des salariés s'opposent à ce mouvement de libéralisation destructrice du tissu économique et social.

Les députés socialistes rappellent leur attachement à la règle du repos dominical. Ce principe issu des luttes des employés du commerce structure notre vie sociale, culturelle et sportive. L'abandonner revient à porter atteinte à la vie de très nombreuses associations et au mouvement sportif.

Le Gouvernement tourne le dos à une règle qui constitue, aux dires mêmes du Ministère des PME, du Commerce et de l'Artisanat, en février 2006, « à la fois une règle protectrice des salariés et une condition du maintien d'une situation d'égalité des conditions de concurrence. »

Les députés socialistes dénoncent le discours du Ministre Luc Chatel qui invoque l'urgence de l'ouverture dominicale pour protéger les grandes enseignes des sanctions administratives qu'elles encourent du fait des leurs manquements délibéré à la règle. Le Ministre accorde ainsi une prime à la délinquance commerciale en faisant le choix de favoriser ceux qui violent l'égalité des conditions de concurrence.

Les députés socialistes rappellent que de nombreux secteurs qui ont banalisé le travail dominical n'offrent pas de conditions salariales particulières à ce jour et ne font pas recours au volontariat des salariés qui n'ont en réalité pas le choix. Il s'agit donc d'un véritable marché de dupe pour les salariés.

C'est bien à une œuvre de régression sociale que s'attache le Gouvernement pour se conformer au « serment du Fouquet's » passé au soir de son élection par Nicolas Sarkozy avec les plus grands patrons Français.